La lumière du soleil |
La lumière artificielle
Les gaz polluants |
L’acidité |
L’humidité |
La température
La lumière du soleil est une lumière très riche en rayons ultraviolet (UV) et rayons infrarouges (IR).
Les UV sont très énergétiques et sont les principales causes du vieillissement des pigments
par affadissement des couleurs.
Les IR augmentent la
température des surfaces exposées ce qui a aussi des effets sur la longévité des tirages photographiques.
Il n’existe aujourd’hui aucun procédé photographique résistant durablement aux effets du soleil.
La mesure de protection vis-à-vis de la lumière du soleil que vous devez prendre est simplissime : exposer le tirage photographique à l’abri des rayons directs du soleil, quelle que soit l’heure de la journée.
Au même titre que la lumière du soleil, une lumière artificielle trop puissante et trop soutenue va entraîner à moyen terme la décoloration d’un tirage photographique et faire jaunir son support.
Les lumières artificielles contiennent des ultraviolets, dans des proportions certes inférieures à la lumière du soleil mais significatives pour engendrer le vieillissement prématuré d’un tirage. Certains types d'éclairage comme l'
éclairage halogène
émettent également plus ou moins d'infrarouges ; cela peut entraîner une augmentation de la
température à la surface du tirage.
Un verre standard de cadre filtre une petite partie des ultraviolets ; avec un verre spécial traité anti-UV, ils sont quasiment éliminés. Un verre anti-UV permet d’accroître de 50% la longévité d’un tirage photographique par rapport à un verre classique.
Nielsen-Baindrige
par exemple propose des verres anti-UV.
La
lumière articificielle la plus adaptée aux tirages photographiques tout en restant abordable est celle produite par les spots halogènes.
L’air ambiant contient en concentration plus ou moins élevée des gaz polluants comme l’ozone qui font vieillir les couleurs et le papier. Les environnements urbains, industriels, les locaux techniques peuvent contenir des gaz polluants.
Un tirage photographique exposé à l’air libre a une durée de vie réduite de moitié par rapport à une exposition avec encadrement.
Les autres sources de gaz nocifs pour un tirage photographique peuvent être les solvants utilisés dans le vernis ou la peinture du cadre ou des murs eux-mêmes, voire la colle utilisée pour fabriquer le cadre. Les produits employés pour nettoyer le verre du cadre peuvent aussi contenir des solvants.
Grâce à l’encadrement, l’air présent entre le verre et le support papier est très peu renouvelé et la concentration des agents nocifs diminue alors fortement.
Les flux d’air doivent être limités car ils renouvellent plus rapidement l’apport en gaz polluants et nocifs pour les tirages photographiques.
Un passe-partout ou un fond de qualité archive ou musée est essentiellement un papier au pH neutre et tamponné. Plusieurs fabricants proposent de tels produits comme Canson, Stouls ou Nielsen-Bainbridge.
L’humidité agit principalement sur la dilatation ou la contraction du support papier.
Si l’environnement devient trop humide, le support papier va se détendre et commencer à se gondoler. Conjugué à des températures clémentes, cela peut entraîner parfois l’apparition de champignons.
Si l’environnement devient trop sec, le support papier va se contracter et peut faire naître des craquelures à sa surface.
Les papiers choisis par l’auteur ont une épaisseur et un grammage élevés.
Pour compenser les effets mécaniques de dilatation ou de contraction des fibres, le support papier doit avoir une bonne épaisseur et une forte densité en fibres, d'où le choix d'un grammage élevé.
Grâce à l’encadrement, les variations d’humidité sont atténuées et les spores de champignons ont beaucoup plus de difficultés pour se développer.
Un tirage photographique simplement suspendu à son fond de cadre au lieu d’être totalement fixé ou contrecollé permet également de mieux absorber les variations d’humidité et limiter leurs effets. Un tirage trop fixé sur son fond va créer des tensions qui vont se répercuter sur sa planéité voire sa structure.
La température accélère toute réaction chimique. Les interactions entre les encres, les composants du support papier, l'oxygène et les gaz polluants présents dans l’air, l’eau contenue dans l’humidité de l’air, les ultraviolets se traduisent par d’innombrables réactions chimiques qui vont marquer le tirage photographique à plus ou moins long terme.
En pratique, il est impossible de bloquer ces réactions : on ne peut que les ralentir grâce à des températures modérées.
Le cadre contribue à isoler thermiquement le tirage photographique. En cas de forte chaleur estivale, les composants du cadre (le verre, le passe-partout et le fond) compensent une partie des augmentations de température.
Aigle huppé à l'affût
Sri Lanka • 2006
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Amaury Descours • Auteur photographe
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